Syrie/trêve: bombardements rebelles sur un axe d'évacuation d'Alep

Depuis le 18 octobre, la Russie a interrompu ses bombardements aériens à Alep
 


Des roquettes tirées par les rebelles ont visé vendredi un axe d'évacuation au nord d'Alep pour les insurgés ou civils qui veulent quitter les quartiers assiégés de la ville dans le cadre d'une trêve unilatérale déclarée par Moscou, selon la télévision officielle.

"Le correspondant de la chaîne d'information syrienne Al-Akhbariya a été blessé par des éclats de roquettes tirés par les terroristes sur le passage du Castello", a indiqué un bandeau sur la télévision officielle, en référence à ce couloir.
Pause humanitaire

Plus tot vendredi, une nouvelle "pause humanitaire" décrétée par la Russie, alliée du régime syrien, est entrée en vigueur dans la métropole divisée d'Alep, une trêve de dix heures qui risque de s'avérer inefficace et insuffisante pour évacuer blessés et civils.

Une première trêve "humanitaire" unilatérale de trois jours mise en place à Alep par les armées russe et syrienne, qui prévoyait l'arrêt de tous les tirs dans la ville, a expiré le 22 octobre sans avoir permis l'évacuation de civils et de blessés ni le retrait des combattants, exigé par Moscou.

Depuis le 18 octobre, la Russie a cependant interrompu ses bombardements aériens à Alep en "geste de bonne volonté" pour permettre aux agences humanitaires d'évacuer des civils et aux combattants de se retirer de la ville.

Vendredi dernier, le Kremlin avait annoncé que le président Poutine "ne considérait pas opportun actuellement de reprendre les frappes aériennes à Alep" et jugeait "nécessaire de prolonger une pause humanitaire", malgré une vaste offensive lancée par les rebelles.

Toutefois, "s'il le faut, pour mettre fin aux actions provocatrices des groupes terroristes, la Russie se réserve le droit de recourir à tous les moyens dont elle dispose pour soutenir les forces armées syriennes", avait alors expliqué à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

L'ancienne capitale économique de la Syrie est un enjeu majeur tant pour le régime du président Bachar al-Assad que pour les insurgés, qui s'affrontent depuis 2011 dans une guerre qui a fait plus de 300.000 morts.

(avec agence)

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