Economie tunisienne: les inquiétudes du FMI

Une mission du Fonds monétaire international qui vient de séjourner à Tunis souligne dans un communiqué que «l’évolution de l’économie tunisienne à fin juin a été dans son ensemble en phase avec les objectifs du programme soutenu par l’accord de confirmation du FMI», tout en faisant remarquer  que «la reprise de l'économie tunisienne s’est poursuivie à un rythme plus faible que prévu».

Par ailleurs, la mission brosse un tableau inquiétant de l'économie tunisienne : «La crise politique actuelle et les récents développements sécuritaires —ainsi que la détérioration de la situation économique des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie — pèsent sur l’activité économique. Les équilibres budgétaires et externes continuent à se creuser, et la poursuite des réformes, pour la plupart déjà entamées, est entravée et progresse plus lentement que prévu. Les risques à court terme sont de tendance baissière et des actions fortes, y compris dans la mise en œuvre des réformes, sont indispensables malgré les contraintes associées aux développements politiques».

Pour mieux faire face aux vulnérabilités plus importantes que connaît le pays, la mission propose «des actions immédiates et urgentes pour maîtriser les déficits extérieurs et budgétaires, réduire les vulnérabilités du secteur bancaire, et générer une croissance plus élevée et inclusive qui puisse absorber le chômage et réduire les disparités sociales et économiques».

«La poursuite de politiques macroéconomiques appropriées visant à maintenir la soutenabilité budgétaire et extérieure est essentielle pour préserver la stabilité macroéconomique, ajoute le FMI. «Ceci permettrait aussi de rétablir la confiance des investisseurs, renforcer les réserves de change, et préserver les marges de manœuvre nécessaires pour faire face à des chocs exogènes éventuels. Par ailleurs, il est essentiel d’accélérer davantage la mise en œuvre du programme de réformes du gouvernement pour générer une croissance plus élevée et inclusive, soutenir le développement du secteur privé, renforcer le secteur bancaire afin qu’il puisse soutenir la reprise de l’économie, et protéger les populations les plus vulnérables».

Néanmoins, « Le FMI reste pleinement déterminé à appuyer la Tunisie à travers son concours financier, des conseils en matière de politique économique et financière et l’assistance technique. Une mission de revue dans le cadre de l’accord de confirmation qui appuie le programme économique et des réformes du gouvernement est envisagée pour le mois de novembre 2013».

 

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